On change complètement de sujet ... Après les polars sombres et angoissants, laissons la place au cinéma, avec un film que je suis allée voir au ciné cette semaine : DANCE WITH ME !!!!! (j'en profite pour dire que les places au complexe pathé de Nantes sont hors de prix. 9 ? la place, c'est un peu cher pour moi qui suis habituée à de places à 4?80, dans le petit bourg de questembert)
J'avais pour ainsi dire vaguement vu une ou deux bandes annonces du film sur Allociné. La seule critique de presse affichée annonçait un film raté, sans le moindre intérêt. je m'étais dit que de toute façon il ne passerait jamais à questembert. J'avais raison, mais je suis allée à Nantes. Et pour ceux qui aiment la danse comme moi, franchement ça vaut le déplacement

OUahhh rien que l'affiche, ça donne déjà le ton du film !!! Plein d'énergie, de couleurs...
Voici le résumé : Paul Dulaine, professeur de danse de salon dans une école très chic de Manhattan, voit un jour un adolescent démolir une voiture à coups de base ball, avec une énergie pleine de désespoir. grâce à une petite carte collée sur le pare brise, il apprend que la propriétaire de cette voiture n'est autre que la directrice d'un lycée d'un quartier populaire en totale opposition avec son cours de danse. il décide alors d'enseigner son art à quelques lycéens en grosses idfficultés, pendant leurs heures de colle. Personne, y compris les élèves, ne croit à ce projet fou ... Il parvient pourtant au fur et à mesure à enseigner la danse de salon à ceux qui ne connaissent que le hip hop, et autres denses moins "ringardes".
Ce film, qui nous donne une belle leçon d'espoir et de respect, nous permet surtout de comtempler de nombreuses danses,en particulier le tango de Paul Dulaine (Antonio Banderas ouahhhh) avec une de ses élèves. J'ai trouvé toutes les danses plus magnifiques que les autres, et quand tu ressorts de là, tu n'as qu'une envie c'est de danser pendant toute la journée et même toute la nuit, tellement ce film donne la pêche. raaaalala faudrait un extrait du film pour te montrer comment ça bouge ...
Bon, moi je retiens de ce film une ferme intention d'apprendre le tango tôt ou tard, même si en ce moment c'est assez difficile de trouver ça. La première école de danse qui proposerait le tango doit se trouver à 30 km...
Et puis en plus de ça, les histoires de tous ces lycéens à problème sont vraiment touchantes. Chacun d'eux a ses propres problèmes, et évolue au fil du film. par contre il est vrai qu'on ne peut pas échapper à certains stéréotypes, mais le ton humoristique omniprésente nous les fait un peu oublier

Bon, ça c'est le magnifique tango à trois exécuté à la fin. je ne t'en dit pas plus. Ahh si juste une chose. Vas le voir!!!!!!!!
je me rends compte que cette année, ou plutôt cet été, la plupart des histoires de mes livres se déroulaient aux USA. Ce qui est assez surprenant, c'est que l'on découvre à chaque fois une nouvelle facette de la vie des américains. Cela commençait donc par le Dalhia noir (article précédent), un livre très sombre racontant les difficultés d'un policier, face aux spéculations et à la corruption. Le livre Aucune bête aussi féroce d'Edward Bunker est tout aussi sombre. Cette fois-ci, ce n'est pas un policier mais un criminel sortant de prison, Max Dumbo qui nous dévoile toutes les difficultés qu'il rencontre lorsqu'il sort, mais en liberté conditionnelle. Après 8 an de prison, est il possible de se réinsérer aussi facilement dans la société? Comment trouver du travail, lordque que l'on est obligé de dire à son employeur ses antécédents? Vers qui se tournner lorsque vos seuls amis sont soit en prison, soit des criminels, soit des drogués?
voilà un petit passage du livre, c'est juste le tout début, Max Dumb n'est pas encore sorti de prison.
J'étais assis au fond de la cellule, sur la cuvette des toilettes épourvue d'abattant, en train de faire reluire les hideuses chaussures à bout rond que le règlement autorise aux prisonniers sur le point d'être libérés. Mon esprit exultait d'une mélopée d'allégresse : "je serai un homme libre au matin". Mais en dépit de mon exultation, la joie de partir après 8 calendriers passés en prison n'était pas sans mélange. Je ne lustrais pas tant les horribles chaussures pour en améliorer l'apparence que pour me soulager de mes tensions. J'étais plus nerveux devant ma libération sur parole aujourd'hui que je ne l'avais été en pénétrant ici il y avait bien longtemps. Il m'étais de quelque secours de savoir qu'une telle appréhension était des plus courantes, bien que souvent niée, chez les hommes pour lesquels le monde extérieur se faisait de plus en plus vague les années passant Laissez quelqu'un en prison suffisamment longtemps et il se retrouvera aussi mal armé face aux exigence de la liberté qu'un moine trappiste jeté au milieu du maëlstrom de New-York. Mais le moine aurait au moins pour lui sa foit qui le tiendrait, tandis que l'ancien prisonnier ne dispose que du souvenir de la prison, le souvenir d'échecs passés - et la conscience brûlante de se retrouver "ex-taulard" rejeté par la société.
J'ai eu beaucoup de mal à choisir un passage, je me rends compte que c'est la totalité du livre qui explique son succès et reflète son talent, et pas quelques passages piochés ici et làOn est surpris d'emblée par le talent de Edwrd Bunker, mais aussi par son infinie justesse lorsqu'il relate toutes les émotions et la psychologe de ses personnages. Cela s'explique par le fait que l'écrivain lui-même aura passé 18 ans de sa vie en prison, sans compter toutes les années passées dans sa jeunesse en école de redressement. Il sera aussi emprisonné dans le pénitentier de St Quentin, réputé pour être le plus dûr de tous les USA. Il commence alors à lire, à un rythme de 5 livres par semaine. Mais surtout, il écrit des nouvelles et même des romans, comme Aucune bête aussi féroce. Enfin, après deux rechutes dans le monde criminel, E. Bunker grâce à la notoriété de ses romans parvient à reprendre une existence "normale"....
A lire !!!!!!!!!!!!!!
... EN ITALIE !!!!!!!!!
(pays qui mérite quand même sa place sur mon blog)
après une absence assez prolongée sur mon blog, je reprends du service pour une compte rendu de mes vacances.
imaginez vous... après un long voyage harassant en voiture sous une chaleur torride (vive la clim !!) me voici arrivée en italie, à une cinquantaine de kilomètres de Rome, et sous une chaleur tout aussi insupportable. dans leur extrème bonté, mes parents ont pris soin de choisir l'option PISCINE pour notre location. résultat : dès le matin, il suffit de se trainer jusqu'à la piscine (seul endroit de fraicheur) et d'y rester toute la journée. mais que faire alors pour s'occuper ??ehh bien choisir entre la vingtaine de livres que mon père a amené avec lui, et déguster un bon polar.
***
c'est ainsi que cette année j'ai découvert le Dahlia Noir, écrit par James Ellroy en 1987 : Le 15 janvier 1947 est découvert sur un terrain vague à Los Angeles le corps mutilé d'une jeune femme, nommé Betty Short, et surnommée le dahlia noir. Deux inspecteurs, Lee Blanchard et Bucky Bleichert, se jettent alors à corps perdus dans la recherche du meurtrier de cette femme. Complots, corruptions, torture, l'écrivain nous montre les faiblesses de la police, mais aussi l'obstination de ces deux policiers, qui rend captivant ce polar.
j'ai été très surprise, en revenant d'italie, de constater que c'est en réalité une histoire vraie. Ce meurtre de la fin des années 40 n'a jamais été élucidé malgré de nombreuses théories, toutes très différentes. C'est aussi un meurtre qui a passionné Los Angeles pendant des années, nottament par la violence du meurtrier (Betty short fut retrouvée coupée en deux, au niveau de l'abdomen) mais aussi par la personnalitté de la victime : très belle, Betty voulait faire du cinéma. en fait de nombreux bouquins onbt été écrits, avec des théories différentes, tentent de résoudre le mystère du dahlia noir

A LIREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUH !!!!
Mes autres lectures de cet été :
- L'arbre aux haricots de Barbara Kingsolver.
Missy habite dans la "brousse américaine", aux Etats Unis, dans un endroit où tomber enceinte est plus naturel qu'aller à l'école. Pour échapper à cela, elle décide de faire un long voyage vers l'Ouest des USA, dans une vielle coccinelle sans vitre, et ui ne démarre qu'en descente. Alors qu'elle s'arrête dans un bar minable en plein Oklahoma, et se voit confier de force une petite fille par une femme cherokee. Alors qu'elle change elle même de nom pour sa nouvelle vi_e (elle s'appelera d'sormais Taylor), elle surnomme la petite indienne Turtle. Le roman retrace alors la vie de ces deux personnages, pleins de vie et d'espoir, entre Taylor, celle qui n'a peur de rien (ou presque) et Turtle, qui s'accroche de toutes ces forces aux personnes qu'elle aime et ne sais dire que des noms de légumes. Ce résumé pourrait refléter un monde complètement niais, aux personnages stéréotypés et où le mal n'existe pas. Sachez que ce n'est pas le cas. Est aussi présente dans ce roman Mattie, qui tient le magasin "Seigneur Jésus, location de pneus" mais s'occupe aussi d'immigrés clandestins, avec pour mission de les aider à échapper à l'autorité. Parlons aussi de Lou-Ann colocataire de Taylor et persuadée que son bébé mourra en 2000. C'est un roman d'un grand optimisme, qui change des polars que j'ai pu lire par cet espoir et cette volonté de ne pas se laisser dominer.
Voici Un extrait du roman, qui se situe au tout début du livre. Taylor, alors qu'elle s'apprête à reprendre la route après avoir fait une pause dans un motel minable, voit une femme indienne du motel s'approcher de sa voiture ...
J'ai sursauté quand on a frappé à mon pare-brise. C'était la femme ronde dans sa couverture.
"Non merci," j'ai dit.
J'ai cru qu'ellle voulait laver mon pare-brise, mais elle a contourné la voiture et a ouvert la portière.
"Je peux vous emmener quelque part ?"
Son corps, son visage, ses yeux, tout était chez elle rond. On aurait pu la dessiner en prenant des pièces de dix cents, des quarters et des couvercles de pots de confiture et en traçant un trait autour. Elle a ouvert sa couverture et en a sorti quelque chose de vivant. C'était un enfant. Elle l'a entouré de sa couverture une fois, deux fois, trois fois, jusqu'à ce que ça devienne un balluchon rond avec une tête, qu'elle a posé sur le siège de ma voiture.
"Prenez ce bébé" a-t-elle dit.
Ce n'était pas un bébé. Pas vraiment. Il était sans doute assez grand pour marcher, et encore assez petit pour être porté sans difficulté. A mi-chemin entre un bébé et une personne.
"Et où voulez-vous que je l'emmène?"
Elle a tourné la tête en direction du bar, puis vers moi, et elle a dit : "Prenez-le, c'est tout".
J'ai attendu un peu, dans l'espoir que j'allais bientot retrouver mes esprits et que je comprendrais ce qu'elle disait.Rien. L'enfant avait exatement les mêmes yeux ronds.Ces deux paires d'yeux étaient suspendues là, dans l'obscurité, suspendues à mon bon vouloir, attendant. L'enseigne Budweiser s'allumait, s'éteignait, s'allumait, s'éteignait, envoyant une faible lumière qui rendait orange le blanc de leurs yeux.
"Il est à vous cet enfant?"
Elle a secou la tête : " A ma soeur. Elle est morte.
-Vous voulez dire que vous avez l'intention de me donner cet enfant ?
-Oui
-Si je voulais un enfant , je serais restée dans le Kentucky, j'ai dit pour l'informer. A l'heure qu'il est, il m'en sortirait par les oreilles."
Ce roman a une suite : les cochons au paradis. je ne l'ai pas encore lu, mais bon aujourd'hui je dois faire un ptit tour dans une librairie, et je crois que je me laisserais facilement tentée...

L'interrogé sait ce que l'interrogateur voudrait savoir, mais refuse de lui dire.
Si l'interrogateur ne s'accorde pas les facilités de la torture, comment procédera-t-il ? Quels pièges tendra-t-il à l'interrogé, quels trébuchets ?
Vladimir Volkoff a voulu montrer que l'interrogatoire est un moulin qui ne broie pas seulement l'interrogé : l'interrogateur aussi.
L'action aurait pu se passer sous l'Inquisition ou au Quai des Orfèvres... Mais elle se situe après la Deuxième Guerre mondiale, en pleine dénazification de l'Allemagne par des Américains très bien intentionnés...