... EN ITALIE !!!!!!!!!
(pays qui mérite quand même sa place sur mon blog)
après une absence assez prolongée sur mon blog, je reprends du service pour une compte rendu de mes vacances.
imaginez vous... après un long voyage harassant en voiture sous une chaleur torride (vive la clim !!) me voici arrivée en italie, à une cinquantaine de kilomètres de Rome, et sous une chaleur tout aussi insupportable. dans leur extrème bonté, mes parents ont pris soin de choisir l'option PISCINE pour notre location. résultat : dès le matin, il suffit de se trainer jusqu'à la piscine (seul endroit de fraicheur) et d'y rester toute la journée. mais que faire alors pour s'occuper ??ehh bien choisir entre la vingtaine de livres que mon père a amené avec lui, et déguster un bon polar.
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c'est ainsi que cette année j'ai découvert le Dahlia Noir, écrit par James Ellroy en 1987 : Le 15 janvier 1947 est découvert sur un terrain vague à Los Angeles le corps mutilé d'une jeune femme, nommé Betty Short, et surnommée le dahlia noir. Deux inspecteurs, Lee Blanchard et Bucky Bleichert, se jettent alors à corps perdus dans la recherche du meurtrier de cette femme. Complots, corruptions, torture, l'écrivain nous montre les faiblesses de la police, mais aussi l'obstination de ces deux policiers, qui rend captivant ce polar.
j'ai été très surprise, en revenant d'italie, de constater que c'est en réalité une histoire vraie. Ce meurtre de la fin des années 40 n'a jamais été élucidé malgré de nombreuses théories, toutes très différentes. C'est aussi un meurtre qui a passionné Los Angeles pendant des années, nottament par la violence du meurtrier (Betty short fut retrouvée coupée en deux, au niveau de l'abdomen) mais aussi par la personnalitté de la victime : très belle, Betty voulait faire du cinéma. en fait de nombreux bouquins onbt été écrits, avec des théories différentes, tentent de résoudre le mystère du dahlia noir

A LIREEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUH !!!!
Mes autres lectures de cet été :
- L'arbre aux haricots de Barbara Kingsolver.
Missy habite dans la "brousse américaine", aux Etats Unis, dans un endroit où tomber enceinte est plus naturel qu'aller à l'école. Pour échapper à cela, elle décide de faire un long voyage vers l'Ouest des USA, dans une vielle coccinelle sans vitre, et ui ne démarre qu'en descente. Alors qu'elle s'arrête dans un bar minable en plein Oklahoma, et se voit confier de force une petite fille par une femme cherokee. Alors qu'elle change elle même de nom pour sa nouvelle vi_e (elle s'appelera d'sormais Taylor), elle surnomme la petite indienne Turtle. Le roman retrace alors la vie de ces deux personnages, pleins de vie et d'espoir, entre Taylor, celle qui n'a peur de rien (ou presque) et Turtle, qui s'accroche de toutes ces forces aux personnes qu'elle aime et ne sais dire que des noms de légumes. Ce résumé pourrait refléter un monde complètement niais, aux personnages stéréotypés et où le mal n'existe pas. Sachez que ce n'est pas le cas. Est aussi présente dans ce roman Mattie, qui tient le magasin "Seigneur Jésus, location de pneus" mais s'occupe aussi d'immigrés clandestins, avec pour mission de les aider à échapper à l'autorité. Parlons aussi de Lou-Ann colocataire de Taylor et persuadée que son bébé mourra en 2000. C'est un roman d'un grand optimisme, qui change des polars que j'ai pu lire par cet espoir et cette volonté de ne pas se laisser dominer.
Voici Un extrait du roman, qui se situe au tout début du livre. Taylor, alors qu'elle s'apprête à reprendre la route après avoir fait une pause dans un motel minable, voit une femme indienne du motel s'approcher de sa voiture ...
J'ai sursauté quand on a frappé à mon pare-brise. C'était la femme ronde dans sa couverture.
"Non merci," j'ai dit.
J'ai cru qu'ellle voulait laver mon pare-brise, mais elle a contourné la voiture et a ouvert la portière.
"Je peux vous emmener quelque part ?"
Son corps, son visage, ses yeux, tout était chez elle rond. On aurait pu la dessiner en prenant des pièces de dix cents, des quarters et des couvercles de pots de confiture et en traçant un trait autour. Elle a ouvert sa couverture et en a sorti quelque chose de vivant. C'était un enfant. Elle l'a entouré de sa couverture une fois, deux fois, trois fois, jusqu'à ce que ça devienne un balluchon rond avec une tête, qu'elle a posé sur le siège de ma voiture.
"Prenez ce bébé" a-t-elle dit.
Ce n'était pas un bébé. Pas vraiment. Il était sans doute assez grand pour marcher, et encore assez petit pour être porté sans difficulté. A mi-chemin entre un bébé et une personne.
"Et où voulez-vous que je l'emmène?"
Elle a tourné la tête en direction du bar, puis vers moi, et elle a dit : "Prenez-le, c'est tout".
J'ai attendu un peu, dans l'espoir que j'allais bientot retrouver mes esprits et que je comprendrais ce qu'elle disait.Rien. L'enfant avait exatement les mêmes yeux ronds.Ces deux paires d'yeux étaient suspendues là, dans l'obscurité, suspendues à mon bon vouloir, attendant. L'enseigne Budweiser s'allumait, s'éteignait, s'allumait, s'éteignait, envoyant une faible lumière qui rendait orange le blanc de leurs yeux.
"Il est à vous cet enfant?"
Elle a secou la tête : " A ma soeur. Elle est morte.
-Vous voulez dire que vous avez l'intention de me donner cet enfant ?
-Oui
-Si je voulais un enfant , je serais restée dans le Kentucky, j'ai dit pour l'informer. A l'heure qu'il est, il m'en sortirait par les oreilles."
Ce roman a une suite : les cochons au paradis. je ne l'ai pas encore lu, mais bon aujourd'hui je dois faire un ptit tour dans une librairie, et je crois que je me laisserais facilement tentée...

L'interrogé sait ce que l'interrogateur voudrait savoir, mais refuse de lui dire.
Si l'interrogateur ne s'accorde pas les facilités de la torture, comment procédera-t-il ? Quels pièges tendra-t-il à l'interrogé, quels trébuchets ?
Vladimir Volkoff a voulu montrer que l'interrogatoire est un moulin qui ne broie pas seulement l'interrogé : l'interrogateur aussi.
L'action aurait pu se passer sous l'Inquisition ou au Quai des Orfèvres... Mais elle se situe après la Deuxième Guerre mondiale, en pleine dénazification de l'Allemagne par des Américains très bien intentionnés...