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brainkam

Pseudo: kamCatégorie: Journal IntimeDescription:
les quelques pensées d'une lycéenne ... ce blog est un chaos d'idées, de débuts d'histoires fantastique, de pensées égarées, d'intérêts passagers, de caprices, d'espoirs et de déceptions. bonne visite !
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Jeudi 27 Juillet 2006

je me rends compte que cette année, ou plutôt cet été, la plupart des histoires de mes livres se déroulaient aux USA. Ce qui est assez surprenant, c'est que l'on découvre à chaque fois une nouvelle facette de la vie des américains. Cela commençait donc par le Dalhia noir (article précédent), un livre très sombre racontant les difficultés d'un policier, face aux spéculations et à la corruption. Le livre Aucune bête aussi féroce d'Edward Bunker est tout aussi sombre. Cette fois-ci, ce n'est pas un policier mais un criminel sortant de prison, Max Dumbo qui nous dévoile toutes les difficultés qu'il rencontre lorsqu'il sort, mais  en liberté conditionnelle. Après 8 an de prison, est il possible de se réinsérer aussi facilement dans la société? Comment trouver du travail, lordque que l'on est obligé de dire à son employeur ses antécédents? Vers qui se tournner lorsque vos seuls amis sont soit en prison, soit des criminels, soit des drogués?

 

voilà un petit passage du livre, c'est juste le tout début, Max Dumb  n'est pas encore sorti de prison.

 J'étais assis au fond de la cellule, sur la cuvette des toilettes épourvue d'abattant, en train de faire reluire les hideuses chaussures à bout rond que le règlement autorise aux prisonniers sur le point d'être libérés. Mon esprit exultait d'une mélopée d'allégresse :  "je serai un homme libre au matin". Mais en dépit de mon exultation, la joie de partir après 8 calendriers passés en prison n'était pas sans mélange. Je ne lustrais pas tant les horribles chaussures pour en améliorer l'apparence que pour me soulager de mes tensions. J'étais plus nerveux devant ma libération sur parole aujourd'hui que je ne l'avais été en pénétrant ici il y avait bien longtemps. Il m'étais de quelque secours de savoir qu'une telle appréhension était des plus courantes, bien que souvent niée, chez les hommes pour lesquels le monde extérieur se faisait de plus en plus vague les années passant Laissez quelqu'un en prison suffisamment longtemps et  il se retrouvera aussi mal armé face aux exigence de la liberté qu'un moine trappiste jeté au milieu du maëlstrom de New-York. Mais le moine aurait au moins pour lui sa foit qui le tiendrait, tandis que l'ancien prisonnier ne dispose que du souvenir de la prison, le souvenir d'échecs passés - et la conscience  brûlante de se retrouver "ex-taulard" rejeté par la société.

J'ai eu beaucoup de mal à choisir un passage, je me rends compte que c'est la totalité du livre qui explique son succès et reflète son talent,  et pas quelques passages piochés ici et làOn est surpris d'emblée par le talent de Edwrd Bunker, mais aussi par  son infinie justesse lorsqu'il relate toutes les émotions et la psychologe de ses personnages. Cela s'explique par le fait que l'écrivain lui-même aura passé 18 ans de sa vie en prison, sans compter toutes les années passées dans sa jeunesse en école de redressement. Il sera aussi emprisonné dans le pénitentier de St Quentin, réputé pour être le plus dûr de tous les USA. Il commence alors à lire, à un rythme de 5 livres par semaine. Mais surtout, il écrit des nouvelles et même des romans, comme Aucune bête aussi féroce. Enfin, après deux rechutes dans le monde criminel, E. Bunker grâce à la notoriété de ses romans parvient à reprendre une existence "normale"....

 

 

A lire !!!!!!!!!!!!!!

 

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